En marche vers une Esth... Ethique
(Texte de cette page en reconstruction .....)


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MON ECHINE...MON AXE...MA VERTICALITE
Subjectivité oblige! je veux sublimer, transcender, transformer la réalité en jouant sur le damier fait d'ombres et de lumière... du rêve, de la féerie, du symbolique. J’explore le “fond d'âme” dans le dessein de laisser entrevoir à travers mes sculptures, un objet que je n’ai jamais pu saisir et qui m’échappe même au moment, où, pensant l’avoir cerné de près, je m’apprête à lui tordre le cou. Cet objet est la peur...il s’agit d’une peur communicative qui pousse dans le terreau des crises. Cette économie de la peur, je cherche à la représenter, à la piéger et en dernier ressort à l’exorciser parce qu’elle me fait peur. Cette peur se nomme aussi bassesse, honte, spoliation du genre humain... et sape l’idée d’humanité en s’attaquant à la dignité, à l’équité qui devrait constituer ce liant qui soude, maintient, pérennise, non pas la horde sauvage des fils parricides, mais la collectivité des hommes dans un consensus de paix. Foutaise...chimère....l’actualité depuis l’aube des temps nous montre le contraire ! Pourtant, contre vents et marées, je crois qu’un autre scénario est possible. Je ne puis me résoudre a accepter de subir la fatalité d’une logique Dantesque ou d’un pessimisme kierkegardien. Utopique mon espérance ...peut-être..mais je la marie à la lucidité, ne voulant ni prendre mes rêves pour la réalité, ni la réalité sans sa dose de rêves. Entre ces deux topiques mon art balance.
UN PEU DE GENEALOGIE...DE RETOUR EN ARRIERE AUTOBIOGRAPHIQUE
Depuis mon enfance j’ai été sensibilisé ....comme tant d’autres......par les miasmes du quotidien qui racontent la souffrance, la barbarie, la cruauté que génère l'injustice, l'intolérance et l'indifférence. Ce que j’appelerai aujourd’hui: l'inhumanité. Cette pandémie de l’âme à laquelle je ne suis jamais habitué, a pris la place, au cours de ma vie, à la fois d’étoile polaire et d’idée fixe ( quasi obsessionnelle) car c’est elle, dans de nombreuses circonstance qui guida, mes choix et mes orientations ....jusqu’ à la sculpture. Non pas en touche à tout, ni en factotum, mais plutôt en type pugnace, persévérant, fêlé, têtu, opiniâtre de la rébellion contre la douleur et le refus de cet iniquité des humains qui toucha tant et fort mes aïeux. Mon caractère franc-tireur et rebelle je l’ai reçu en héritage (en réponse à mon Karma diraient les Hindous) que déjà môme je me voyais défenseur de la veuve et de l’orphelin ! D’abord renvoyé du Lycée Turgot, en 4 ième, parce que j’avais pris la défense de mon professeur de latin sourd comme un pot dont mes camarades se moquait éperdument en bourdonnant sans ouvrir la bouche. A 18 ans réformé de l’armée du fait malicieux d’un scribouillard malveillant qui m’envoya en Allemagne alors que j’étais ce petit israélite encore emprunt des cauchemars de la solution finale. A 20 ans, j’ai claqué la porte de l’école des Beaux Arts de Bourges car j’y ai vu sur les murs avec stupeur sous forme de graffiti l’assertion “livres = con”. Ce qui était à l’opposé de ce que je pensais. Devenu adulte, marié, père d’une petite fille, j’ai renoncé à la fonction commerciale très lucrative, alors que j’étais considéré comme un bon élément, pour le motif que je refusais d'être prêt à vendre père et mère au profit d'une belle réussite. J'aurais voulu mettre des valeurs morales dans le business ! Briguant le poste de Directeur commercial chez ICL, j’ai été finalement évincé par les psychologues qui m’évaluèrent et qui me firent passer sans scrupule, pour un illuminé qui mélangeait moralité et argent ! Charismatique, oui...mais zingué! Je devins professeur de Yoga, en 1973 dans les années hippies, je partis en Inde à la recherche d’une culture, d’une tradition qui faisait place à la spiritualité et au corps tout en promettant la liberté (nirvana). Je resta sur ma faim ne parvenant pas à faire taire les démons qui hantaient toujours mon esprit. Je me décida alors d’entreprendre une psychanalyse (pour soigner aussi mon irréalisme !). Parallèlement j’ai poursuivi ma carrière professionnelle dans l’univers de la communication et plus spécialement dans le domaine des marques, de l’identité visuelle. J’ai fini par trouver un univers créatif où j’ai pu frétiller comme un gardon en tant que consultant en sémiologie de l’image exhortant pendant 15 ans les chefs d’entreprise à capitaliser à partir de leurs racines, de leur histoire pour créer un logo pertinent susceptible de fédérer leurs troupes et fidéliser leurs clients. A 52 ans, enfin - après 18 années de navigation dans les eaux troubles du champ de l’inconscient en compagnie de ses passeurs patentés ...cure...théorie, cartel, clinique, supervision.- j’ai finalement décidé de poursuivre mon combat en solo contre ....l’iniquité, l’inhumanité, l’intolérance..le déni de mémoire...en persévérant dans le sillage de cette même cause, forcené de cette obsession depuis ma naissance, et en la servant vue sous différents angles : la psychanalyse - l’enseignement du yoga - la sculpture.
UN ART INCANTATOIRE ...UN ART D'ACTION
Que faire ? Comme aurait dit un certain Lénine .. que faire de cette obsédante rébellion contre l’inhumanité ....car il s’agit bien de faire? Si j’avais été éducateur j’en aurais fait une règle de conduite à transmettre...si j’avais été j’avais avocat pénal je l’aurais mis dans mes plaidoiries ...si j’avais été un tribun politique j’en aurais fait tout un programme ...mais je ne suis qu’un dilettante de la réussite sociale...un errant des dogmes...un poète de la pensée.....un artiste sur le tard. Que faire de cette cruauté si ordinaire ...de cette pulsion si destructrice... de cette homophobie si nécrophile....de cette violence si aveugle...de cette folie si collective...de cette foule capable de tomber en liesse shootée aux anxiolytiques de la propagande? Quand on sait à quels désastres cette furie des hommes peut déboucher, quelle attitude adopter face, à cet impensable de l'humain, à cette jouissance éprouvée à broyer impavide son alter ego? A quel réel inacceptable cette régression des hommes nous renvoie t’elle que nous ne saurions voir au point de la répéter sans cesse ? Ce questionnement a toujours été le mien et faute de n’avoir jamais trouvé la moindre consolation qui vaille d’être investie...j’en ai fais non pas un exutoire mais un art incantatoire que j’ai voulu singulier et hors norme comme ce que je veux décrire dans l’espérance de pouvoir changer l’attitude d’un seul homme...face à l’inhumanité...et ainsi de changer l’humanité entière . Faute de pouvoir éradiquer ce mal...faute de pouvoir houspiller celui (complice) qui dit n’avoir rien vu, rien compris, rien entendu, je n’ai rien trouvé de mieux pour anticiper, prévenir, combattre la propension mortifère de l'homme...pour dénoncer les idéologiques xénophobes et meurtrières...pour barrer la route aux incendies jamais éteints...que d’inventer un art pour agir. Dans quel sujet aussi brûlant pouvais-je puiser, sinon ce questionnement obsessionnel pour le fils de ceux qui ce sont trouvés en contact direct avec l'enfer schoaïque du mal", que je suis. Quoi d’autre que ressentir la nécessité de pétrir la matière minérale en y mêlant des additifs de justice, de droit à la différence et de pigments d'aurore boréale d'un humanisme en marche, pour la faire parler, chanter, pleurer.... sous ses doigts... et en faire des sculptures...même si celles ci ne font pas l’unanimité? J’en prends le risque...car de quel art serais je inspiré ....quand on sait que depuis Marcel Duchamp et Jean Dubuffet l’art c’est fait si contemporain que la forme n’est devenue qu’une forme...point barre. L’art est pour moi bien plus qu’une plastique.
UN ART DE LA DIFFERENCE
Oui! cette spirale infernale me laisse un arrière goût de déjà vu (peut-être est ce la raison pour laquelle je veux créer un art du jamais vu?), me confrontant à ce que je ne supporte pas : un syncrétisme mou (et bidon) qui cherche à mettre tout le monde d'accord en imposant un modèle unique, hégémonique, totalitaire. Pluralisme oblige! ...Art ne peut s’écrire qu’avec un “s” comme le pluralisme des hommes, des idées, des clans, des tribus, des communautés...et c’est à cela que sert la laïcité que chacun ait droit à la singularité, à l'origine, à la mémoire et à être reconnu tel un citoyen culturel doté d'un passeport universel. Art et engagement sont indissociables, comme l'Art et la vie...c’est cet art là qui glorifie la différence qui est bandant !.