En marche vers une Esth... Ethique

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1- MON AXE
Subjectivité oblige! Sublimer la réalité en jouant sur le damier d'ombres et de lumière de l'imaginaire. Trempolino du symbolique. Traquer le plaies qui se métamorphosent en traces. Hypermnésie du patrimoine de l’inhumanité. Je voudrais déterrer les clones de la déshumanitude avec mon art-me !
J’explore en alpiniste de l’espérance le “fond corallien de l’âme”. Mon dessein: laisser entrevoir dans mes sculptures un objet que n’épargnent pas les maux. Et qui échappe au moment où l'on croit mettre la main dessus. Vain de croire qu’on peut lui tordre le cou. Même les mots nous désertent aux confins de l’autisme émotionnel.
Cet objet est le mal banalisé et son acolyte est la peur. Une peur diffuse depuis la nuit des temps. Et qui perdure latente et contagieuse.Toujours prête à surgir en période de crise, de tumulte social, telle une lave surgissante et brûlante du fond des entrailles des hommes. Crise social bien évidemment économique -l’argent nerf de la guerre et causes d'enjeux majeurs - mais surtout en vérité, sur fond de crise des valeurs humaines.
Le binôme - peur/mal - auquel je m’attaque se soustrait à toute représentation. On ne peut que l'évoquer par métaphores, analogies, allégories. Comment faire le portait de l’horreur sans commencer par en dénonçer la présence en nous. A son insu, chacun est un possible bourreau, faut-il encore s’en prémunir .
Démonter les ressorts de la machine de haine. En comprendre les principes. En démasquer l'absurde. Ne plus en être dupe. De cette aventure humaine j’en ais fais une aventure sculpturale. Type opération choc !
Mettre le museau dans la merde - oser montrer ce qui es susceptible de déranger- pour pourchasser les miasmes pestilentiels de la folie humaine - à la quelle mes formes font écho. Inciter à changer de trottoir, et d'optique pour ne pas se retrouver nez à nez avec le cloporte sorti de sa grotte.
Dire non au fléau que sont les peurs, le maléfique, la bassesse, la spoliation du genre humain. Ce fléau s’est infiltré dans les failles -ontiques- qui squattent en l'homme. Il est cause d’une l’inflation de l'indigne qui risque de mettre l'humanité en faillite.
Blesser les hommes en pulvérisant leur identité. Fouler du pied les valeurs forteresses, le socle, le liant de la collectivité des hommes. Ecarteler la paix entre lâcheté et résistance. Abaisser les barrières qui protègent le moi de la souffrance exsangue.
Ceci fut l'oeuvre sanguinaire de la horde des barbares. Ca l'est encore en sourdine dans les pustules qui boursouflent la peau sociétale. Ca peut l'être davantage demain. S'indigner! Refuser! Se révolter! Tel est mon ambition créative.
Foutaises, chimères! L'actualité nous démontre tous les jours que ce but est vain. Raison de plus pour ne pas être complaisant. Redoubler de lucidité, de confiance et d'optimisme. Creuser avec ses doigts une brèche d'espérance. Repousser le laxisme et l’archipel paranoïde qu’elle feind de voir. Pas de quartier à la pusillanimité. Dévisser les crampons de l'escalade de la violence.
Dénoncer la politique des âmes foudroyées, brûlées, gazées. Pogroms, autodafés, massacres génocides. Plus jamais. Etre aveugle serait se coucher devant l'ennemi invisible. Ce sont le thèmes que je malaxe entre mes mains pour en faire des formes.
Miser sur le seul scénario acceptable: conspuer la fatalité du pire. Entretenir le désir d’avancer, d’anticiper, d’inventer. De barrer le chemin d’une myopie et d’une audition défaillante qui mettent une cagoule sur toute vérité. Ce dessein j'essaie d'en faire un art.
Utopique ! Direz-vous. Quelle question! L’art est fait pour ça : agir et interagir pour que la folie douce puisse s’exprimer. Quant aux vrais fous, les malades, eux ont fini par devenir silencieux à force porter une camisole chimique d’indifférence, imposée par le monde.
Nous les gens dits normaux nous devons apprendre à nous méfier des avatars de la recherche de reconnaissance. Ce sont souvent des pièges à alouettes. L’artiste n’a souvent d’autre choix que faire de sa solitude son meilleur compagnon. Le plus important étant de préserver l’authenticité et la force créative de son travail.
Ainsi, j’avance à mon rythme en évitant les trompes l'oeil qui m’éloignent du réel que je cherche, ici et là, à capter. Le réel de ce qui est cause du mal, je ne le verrais jamais, c’est pourquoi je m’évertue à imaginer son antidote et à chercher à savoir où il se dissimule et quelle(s) sont les forme(s) qu’il peut prendre.
Je rêve d'un monde qui puisse honorer l'humanité et les hommes justes. Pour moi l’art et la société sont des poupées russes qui s’emboitent. A l’inverse du beau et du vrai Ce qui est beau n’est pas nécessairement vrai ! J’ai choisi de privilégier ce qui est au coeur de mon être, de mon affectif, de ma sensibilité, de mes espérances et d’en faire un art . L'art d'Herzi.
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