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Actualités

        Actualités     La société Godstore à Tourcoing m'accueille dans ses murs depuis quelques années. J'y ai installé mon atelier. Je bénéficie par ailleurs du concours de la Sté Stella pour entreposer mes sculptures. Ce genre de chose est toujours une histoire d'hommes et de sympathie. L'un est installateur de menuiseries en PVC, l'autre fabrique les baby foot de cette marque prestigieuse....tous les deux sont des constructeurs...des hommes qui ont eux cette fibre de créer ..chacun dans leur domaine. C'est sans doute ce qui nous rapproche.     Ces différents partenariats se situent dans le cadre du mécénat artistique. Ma préoccupation, à la sortie de cette exposition du Cepi, est plus de me distancer d'un quelconque public -officionados de mes travaux- et de l'idée qu'il me faudrait me préoccuper de ce qu'il pense ou ne pense pas de mes "oeuvres". Non pas que leur opinion m'indiffére, mais parce que j'ai le sentiment de plus en plus que je dois rester seul avec mes rêveries et que cette recherche qui m'anime au fond ne regarde que moi. Je ne nie pas l'importance à un instant T" de montrer aux Autrtes ce que j'ai réalisé....mais le retour que je peux en avoir ni ne me soucie ni ne m'importe vraiment; voilà ce que pense en cette nouvelle année 2010 qui commence.... Bonne créativité a tous ...et que cela profite...d'abord à vous même!!!
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PORTOFOLI 5

 

 


 TOUR BABELIQUE DES EGOS

 

 

 101cms x 59 cms x 51 cms  

Technique mixte de modelage

(Sable, chanvre, liant minéral, enduit vernissé)

 

 

 

 

Survol intérieur de mon parcours

Tranches et faits marquants

 

 

Né de l'absence...

....d'une mère qui apprend que sa  mère et ses 5 frères et soeurs ne reviendront jamais des camps suite à la rafle du Veld'hiv. Broyée, ele ne peut ni allaiter, ni s'occuper de son bébé? Mon père prend la relève mais c'est à son tour d'apprendre que sa famille restée en Pologne -11 frères et soeurs- a été, elle aussi, déportée. La violence de son chagrin le fait tomber dans une démence. Il est interné et plongé artificiellement dans un sommeil profond. Quelque temps après la vie recommence....

 

 

Par amour ...je saute par la fenêtre

 Mes parents qui travaillaient dur à Paris avaient fait venir Madeleine, une jeune fille de la campagne, pour se faire aider. Dans ce temps là, on disait "une petite bonne"..J'adorais ma grande soeur, elle est, comme une petite mère,  pour moi. Elle est belle et je ne supporte pas l'idée de ne pas aller la chercher à la sortie de l'école. Ce jour, il pleut, et Madeleine ne veut pas me prendre avec elle, prétextant que je n'ai pas d'imperméable. A  peine a-t'elle fermée la porte, que je me suis habillé, puis monté sur un escabot et ouvert la fenêtre, je l'enjambe et je me laisse glisser sur le toît en contrepente. Je tomb dans la cours - évitant de quelques centimètres une fontaine en fonte. Quand ma soeur est arrivée, je gémis en lui tendant mes "je vais mourir". J'implore son amour. Ce jour là, je m'en sort avec une jambe cassée pour quelques  baisers.

 

 

Un geste inoui ...en quête d'alliance

De peur que cela recommence (l'holocauste), quoique mon grand père paternel ait fréquenté une Yeshiva pour devenir rabbin, mes parents plutôt laïcs, ne me font suivre aucune instruction religieuse et ne m'ont pas fait circonsire. A 13 ans, en proie à la culpabilité et un sentiment étrange de lâcheté et d'exclusion, je me circonsis moi-même avec une lame à rasoir. J'ai très mal...mais qu'est-ce cette douleur à coté de ce qu'a subi mes aieux. J'écoute mon exigence intérieure, acte volontaire mais inoui et  fou. Est-ce le prix de mon identité....ou encore, paradoxalement, le désir de ne pas être laissé pour compte.

 


 

 

Insolent ....mais puni injustement

Elève en 4ième au lycée Turgot..le professeur de latin est sourd comme un pot et tous les élèves éprouvent un malin plaisir à le mettre dans des colères noires. Ils font un épouvantable vacarme en fredonnant tous ensemble des murmures les lévres fermées. Hors de moi, ne supportant plus ..à la longue...cette scène d'injustice et de cruauté envers ce viel homme, sur le point d'avoir une crise d'apoplexie. Un jour, je finis par me lèver de ma place et face à mes camarades, je leur lance "vos gueules"!. Je suis renvoyé quelques semaines plus tard, pour l'exemple! Et le comble, c'est que mon père, face au proviseur, et sans doute désireux de montrer qu'il suit les règles de la république, surenchérit en exhortant ce dernier dans un franco-yidisch d'être sévère avec son fils. Mon coup de gueule est sans doute acte de desobeissance et d'insolence, mais je comprends que par la suite je le sois devenu vraiment et délibérement.

 

 

 

 

 

 

 

Electron (trop) libre.....pour être bon élève

Hormis mon goût pour la lecture, l'écriture et ma passion pour l'étymologie des mots , je ne retiens de ma scolarité, qu'un slalom sans issue. J'ai le sentiment d'être jamais à la bonne place. Je m'inscris aux Beaux-Arts de Bourges dans l'atelier de poterie. L'expérience dure 6 mois. Un graffitti (Livre=con) et le peu d'engouement que m'inspire l'enseignement, que je trouve trop académique, finiront pas me dissauder de poursuivre. Je me demande ce que j'ai de si différent voire d'inadapté pour que l'école me convienne si peu. Pas assez docile, curieux de tout, intelligent sauf quand on demande de l'être...et pourtant j'aime la connaissance! Je me dis déjà que je dois chercher d'autres voies d'apprentissage, plus en lien avec la vie et surtout avec ce que j'aime faire...en tout cas, je ne suis pas envieux des 1er de classe, qui m'apparaissent tels des "léche-cul" envers les professeurs.Je reconnais, là, mon aversion pour le suivisme et l'obéissance trop crédule !

 

 

 

 

Auteur ....en quête de rôle.

A 19 ans, les éditions de l'Oeuf à Rouen édite mon recueil de poèsie "Pré-jour"  écrit dans un style que Gabriel Monet (Directeur à Bourges de la 1er Maison de la Culure, inauguré par A, Malraux) compare à celui de Robert Desnos. Je passe (tout de même) deux ans dans une école de journalisme et j'en sors pas avec le sentiment d'avoir un métier dans les mains. Je me dis, au contraire,  que je suis incapable de respecter la règle d'objectivité (qui est appliquée au pigiste de l'époque), m'estimant trop de parti-pris, trop subjectif, trop imaginatif dans tout ce que je touche. Je me tourne, alors, vers le théâtre qui m'attire. Je fréquente pendant un an les cours du Théâtre des Nations donnés par des professionnels tels G. Lavelli, J.M Serreau, J.M Dort, M. Vitez. Je monte la pièce surréaliste en fin d'année "les Mystères de l'Amour" de Roger Vitrac. Je rencontre peu de temps après Jérôme Savary pour lequel je travaille dans le cadre de la création des "Boites" et de "L'invasion du vert Olive". Je fais le constat que l'écriture m'intéresse davantage que la mise en scène, mais je me dis que pour écrire.... il faut vivre pour avoir quelque chose à dire. Je réalise, que jusque là, à 21 ans, je n'ai pas fait grand chose et qu'il est temps de rentrer dans la vie...de vivre...et pour cela  je n'ai pas besoin de faire l'artiste. C'est la rencontre avec ma future femme qui me mettra du plomb dans l'aile....et surtout me donner une orientation

 

 

 

 

Devenir père...mon coup d'envoi

Je coupe court à 23 ans avec cette vie de bohème...en me mariant et en devenant le papa d'une adorable petite fille. Je me sens responsable et j'ai un but : faire vivre ma petite famille. Pour moi, qui n'a plus personne...mes parents ont emmigrés au Etats Unis avec ma soeur (quasi les seuls survivants de leur famille respective, Polonaise et Allemande, après la Shoah), créer une famille est un événement refondateur et primordial (à mon équilibre) et auquel je suis resté fidèle en dépit des bourasques affectives qui ont traversé ma vie. Je fais d'abord mille petits boulots..pion...professeur de comptabilité, receptionniste, filmeur, voyagiste, caviste. Décidé à me faire mon "trou", je rentre comme aide-comptable chez Esso, j'y reste deux mois...mais le départ et pris et rien ne m'arrête dorénavant pour aller de l'avant et de me mettre à travailler. J'ai fais à partir de moment la scission entre je garde au fond de moi - cette part créative et imaginaire de poèsie et de folie- et ce que je dois faire comportalement pour vivre dans la société.


 

 

Sur les chapeaux de roue...et en lotus

Je ne sais pour quel mérite personnel, je suis nommé à 28 directeur d'un centre prestigieux de formation en Informatique sur la grande avenue des Arts à Bruxelles, alors que je n'y connais rien à la programmation. Probablement pour mon coté visionnaire et le caractère fougeux et audacieux de ce dynamisme qui me met de plein pied avec la motivation d'une équipe. Je me prêtte à ces fonctions mais sans être dupe que cela n'est qu'apparence. Menant une vie à 100 à l'heure, je vais faire du Yoga, avec ma secrétaire, dans l'institut de André Van Lysebeth. C'est une sorte de révélation...je veux devenir professeur de Yoga. Je suis les cours pendant 4 ans ...je suis moulte stages...je fais un séjour en Inde en 1973. Et cette même année je commence à donner cours. Bien évidemment  cette activité ne m'empèche pas de travailler et de poursuivre mon parcours professionnel.

 

 

 

Un accident rebat les cartes

Pendant quelques années les choses semblent me réussir, mais pourtant un malaise persiste en moi, j'ai l'impression que le jeu auquel il faut se prétter dans la société n'en vaut pas la chandelle, en tout cas, cela ne m'apporte pas vraiment le bonheur. Fait du  hasard,  je ne le crois pas!... je rentre en collision avec un camion à 6 heures du matin dans le brouillard. J'ai alors 33 ans et Le conducteur est un type qui se dénomme "Delafolie".  Bilan: 22 fractures ... un traumatisme cranien ...je reste pendant 6 mois handicapé et je suis 2 ans de rééducation pour m'en sortir. Je suis considéré comme invalide (temporaire) ...je traverse une période de dépression... j'entreprends une psychanalyse. Je ne le sais pas encore, mais cet incident fera basculer ma vie ..sur les bons rails......et la suite vous la retrouvez sur différentes rubriques du site.

 

 

 

 

 

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